NOS 10 SLPJ | Vos souvenirs et vos livres jeunesse préférés

Cette année, le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, aka SLPJ pour les intimes, sera très particulier pour Tom et moi car ce sera la 10e fois que nous nous y rendons. Dix fois ? J'en perds tous mes mots. C'est peut-être impressionnant, mais ça l'est sans doute encore plus pour nous. C'est assez étrange de repenser au petit garçon que j'étais (j'avais seulement 11 ans !) il y a neuf ans, quand je me rendais, avec Tom et ma mère, au SLPJ pour la toute première fois. Assez émouvant de replonger dans une foule de souvenirs qui sont tellement nombreux là-bas que certains m'échappent forcément. Assez jubilatoire de me dire qu'une partie de ma vie s'est construite là-bas. Vous l'aurez compris et le comprendrez avec les vidéos, articles et projets qui débarquent à partir d'aujourd'hui mais le SLPJ tient une place primordiale dans ma vie, dans celle de Tom... mais aussi dans la vie de beaucoup d'autres personnes, devenues nos amis, que nous avons voulu mettre en lumière. On y va ?

Vidéo : nos meilleurs souvenirs du SLPJ (2008-2017)
Une vidéo vient juste d'être publiée sur ma chaîne ! Tom et moi vous y racontons nos meilleurs souvenirs, les plus marquants, du SLPJ depuis 2008, la première année où nous nous y sommes rendus. N'hésitez pas à aller la voir, elle fait partie de ce projet global qui prend place en tant que projet anniversaire de nos SLPJ ♥


 Dix thématiques, dix livres
Pour chacune des éditions du SLPJ auxquelles nous nous sommes rendues, nous avons choisi un livre, correspondant à la thématique de l'année en question. Un livre coup de coeur, un livre important dans nos vies de lecteurs, un livre à acheter à Montreuil ce weekend !


Pour le SLPJ de 2009, il n'y avait pas vraiment de thème, mais un pays invité : l'Italie. Pour cette année-là, le choix a été plus qu'évident. Vango de Timothée de Fombelle se passe en Italie... mais pas que. C'est en tout cas au sud de ce pays, et plus précisément juste au nord de la Sicile, dans les îles Éoliennes, que l'histoire de Vango prend ses racines. Là, dans cette poignée d'îles jetées sur la mer, Vango grandit avec sa nourrice Mademoiselle perché aux falaises et aux cris des hirondelles, avant de se faire rattraper par le vent de l'aventure, par le souffle des maux du XXe siècle.
Pour nous, Vango, c'est surtout grâce à ce livre que nous avons rencontré nos amis les Poussins. Ces amis avec qui nous avons lié une amitié sur internet, puis un amour sans frontières dans la vraie vie, au salon et en vacances. Pour nous, Vango, c'est une amitié sans frontière, car c'est sur les traces de ce personnage, avec les Poussins, que nous sommes partis en 2016 en voyage dans les îles Éoliennes.


Pour le thème Princes et Princesses, quoi de mieux que le vainqueur du quatrième prix LVDB, remis l'année dernière à Montreuil ? Il s'agit du court et génial roman de Flore Vesco (son premier roman !) : De Cape et de Mots. Il prend place dans un univers proche de la cour du Roi-Soleil... mais en un peu plus loufoque. Plus que de princes et princesses, il sera question des demoiselles de compagnie de la Reine, du bouffon du roi, d'un jeune bourreau-geôlier... C'est un roman déjanté, désopilant, qui est plein d'une inventivité délicieuse que ce soit dans l'histoire et ses rebondissements ou encore dans la langue, qui est riche, originale et tissée de mots inattendus. Difficile de parler de ce livre en quelques mots, car il en mérite bien plus, et les meilleurs ! Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller lire mon avis sur le blog !


Un peu moins évident, pour le cirque, thème de l'année 2011, de trouver un livre et nous avons longuement hésité entre deux titres... Mais notre choix s'est porté sur ce roman publié chez Hélium, qui est bien peu connu sur la blogosphère et sur Booktube, et dont j'aime parler de temps en temps, pour vous rappeler l'existence de cette couverture colorée et de ce livre intense. Car c'est ça qu'il me reste de ce livre : l'intensité des émotions qui fait la force du souvenir. Le fait qu'on oublie un livre ne rime pour moi pas avec "mauvais livre" si de ce livre, il nous reste des impressions de lecture puissantes. Et pour Une tribu dans la nuit, c'est le cas ; il me reste des images : celle d'un petit garçon qui dessine à la craie sur les trottoirs d'une ville dévastée par la guerre, celle d'un vieil homme, qui vit dans la rue, et qui va croiser sa route, celle d'une jeune femme (une jeune maman ?) seule et perdue dans un monde fragile, celle de couleurs dans la nuit, celle d'un cirque abandonné, celles d'animaux imaginaires...




En 2014, le SLPJ fêtait ses 30 ans... Et il se trouve que cette année, Christophe Mauri, l'auteur de la saga Mathieu Hidalf, fête ses 30 ans ! Une belle occasion de mettre en avant un auteur important dans notre vie de lecteurs et une saga passionnante. Christophe Mauri, c'est un auteur qu'on a rencontré pour la première fois en 2011 à l'occasion de la sortie de son premier livre : le premier tome de Mathieu Hidalf. Il nous a emportés dans un univers riche et immersif le temps de cinq tomes. Mathieu Hidalf ça a un peu été mon Harry Potter à moi, avant d'avoir lu cette saga. J'ai grandi et évolué avec lui, tout comme Christophe Mauri a grandi dans sa carrière d'écrivain en même temps que cette saga. Il fait en fait partie de ces auteurs qui sont devenus des amis... et nous serons avec lui sur scène lundi 4 décembre au SLPJ pour fêter nos 10 SLPJ ! Alors c'était important qu'il figure dans cette sélection.



 Le thème choisi cette année, « Pour de vrai, pour de faux », est par ailleurs une belle occasion de comprendre pourquoi les livres, les fictions, sont essentiels à tout âge pour s’évader mais aussi mieux vivre et comprendre le monde. écrivait le salon en 2015. Comme regard sur le monde, nous avons choisi celui de Björn, cet ours qui regarde les choses qui l'entoure avec nonchalance, générosité et douceur. C'est un album plein de tendresse, dans lequel Delphine Perret raconte avec simplicité six histoires de cet ours et de ses amis de la forêt. Six histoires où il ne se passe rien, finalement, mais c'est là toute la saveur de leurs aventures, qui font de ce livre un de mes livres doudous


Retrouvez les cinq autres livres de notre sélection

Le SLPJ vu par...

Rozenn (éditions Hélium)
 Un souvenir fort du SLPJ :
L’interview que Nathan avait faite de Susin Nielsen en 2013. C’est un joli souvenir et j’ai été bluffée par ta maturité !
C’était mon premier salon de Montreuil (en tant qu’éditrice) et c’était très fort.  Premier salon de Montreuil à organiser de A à Z avec, parmi les invité·es, Susin Nielsen, Steven Guarnaccia, Anouck Boisrobert, Louis Rigaud et beaucoup d’autres auteurs, autrices, illustrateurs et illustratrices talentueux et talentueuses !
Beaucoup de rencontres très fortes, le début aussi d’une belle collaboration avec Delphine, la libraire de La Sardine à Lire…
Que du bonheur (et un peu de stress, quand même) !


Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Pélagie, la sorcière de Valérie Thomas et Paul Korki, édité chez Milan (je crois qu’il est épuisé depuis, malheureusement…)
C’est un album qui m’a littéralement obsédée quand j’étais petite. J’adorais les sorcières et en même temps elles me terrifiaient (sûrement à cause du film Les Sorcières, l’adaptation du livre de Roald Dahl). Mais Pélagie est une gentille sorcière qui essaie d’être dure avec son pauvre chat mais qui n’y arrive pas. Les planches avec sa maison vue en coupe me rendaient complètement dingue. Je crois que je les ai redessinées une dizaine de fois.

Maintenant, j’aime aussi énormément l’album de Laurent Moreau, À quoi penses-tu ? (Et je ne dis pas ça parce qu’il est publié chez Hélium !)
J’adore le travail de Laurent Moreau et cet album, qui part d’une idée très simple, est aussi très poétique. Traduire les émotions aussi efficacement visuellement est très fort. Et au delà du traitement graphique, je trouve que c’est un outil très pratique pour faire parler les petits de ce qu’ils ressentent « en dedans » et qu’ils ont parfois du mal à exprimer.

Véronique Durand (ex-libraire, gérante d'un Bibliogîte en Périgord)

 Un souvenir fort du SLPJ :SLPJ. Quatre lettres pour dire la représentation d'un monde, celui de la création en toute liberté. Quatre lettres pour dire l'impatience de celles et ceux qui ont goûté un jour à ce grand rassemblement autour de la littérature de jeunesse et qui, dès ce moment là, attendent son retour comme un avant goût de Noël. Je n'y serai pas cette année mais j'y serai en pensée et j'attendrai le retour de mes ami·es du livre qui me diront la chaleur des rencontres, les fous rires partagés et les découvertes éblouies. Éblouie à Montreuil, je l'ai été moi aussi. Je ne citerai personne pour ne pas risquer d'oublier de souligner telle ou telle rencontre qui m'aura pourtant fait chavirer le cœur durablement. Je veux juste dire l'éblouissement de voir tant de jeunesse courir, voler à la rencontre de la littérature et des livres, courir, voler à la rencontre de ce qui éclaire nos vies comme autant de petits phares dans la nuit.

Mon livre préféré de littérature jeunesse :

 Trop dur ! Je vote pour Fifi Brindacier d'Astrid Lindgren parce que c'est un vrai coup de foudre de mon enfance. Elle ose tout, tout ce que je n'osais pas et m'offrait une autre vie... C'est peut-être la première fois que j'ai senti que ma vie gagnait une autre dimension grâce à la littérature, que d'autres espaces m'étaient offerts avec parfois des émotions qui n'étaient pas les miennes, que je n'avais pas encore ressenties... Et peut-être aussi pour la première fois cette sensation que dans la vie le tragique donnait la main à l'humour.

Maman (ft. Papa !), les meilleurs parents qui soient (si, si, meilleurs que les tiens)

Alors moi des souvenirs du SLPJ j'en ai un tas !
Parmi les plus marquants, la course dans les couloirs du métro avec des sacs à dos qui pèsent une tonne et une charrette qu'il faut en plus porter quand il y a des marches et tout cela en courant parce que bien sûr il a fallu rester jusqu'au tout tout tout dernier moment au salon pour ne rien rater ; je revois aussi une file interminable de petites têtes blondes devant le stand de dédicaces de Bénedicte Guettier et deux grands au milieu de la file qui venaient eux aussi faire dédicacer leur livre préféré de lorsqu'ils étaient petits et de l'amusement de Bénédicte Guettier lorsque vous êtes arrivés devant elle. Je me souviens aussi de la rencontre émouvante avec Pierre Bottero et de la jeune fille qui n'arrêtait pas de pleurer de joie de rencontrer son idole. Je me souviens aussi de votre rencontre avec Geronimo Stilton (un grand moment !) mais je me souviens surtout de vos yeux qui pétillent lorsque l'on arrivait enfin dans l'enceinte du salon et que vous alliez enfin pouvoir rencontrer vos chers auteurs et autrices ! Impossible d'oublier cette effervescence avant le départ pour la gare de La Rochelle : la peur de tomber malade juste avant le départ et de ne pas pouvoir partir (surtout ne pas tousser devant papa et maman et se moucher très discrètement les jours qui précédent !), les emplois du temps faits et refaits car on n'arrive pas à tout caser (!) et la peur de rater le train le jour J… Bref que de bons souvenirs .
Papa, lui, se souvient surtout qu'il était obligé de venir sur le quai de la gare lorsque nous revenions pour nous aider à porter les sacs tellement ils étaient lourds !


Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Il y en a beaucoup !
Mais j’ai quand même adoré Le Royaume de Kensuké. Un très beau livre sur l'amitié, plein d'émotions, une aventure à la Robinson Crusoé et j'adore tous les livres de Morpurgo qui sont tous très bien écrits.

Susin Nielsen (autrice)
 
Un souvenir fort du SLPJ :
I had the great pleasure of attending the Montreuil book fair in 2013. I remember being completely blown away by the crowds - school groups, educators, and, on the weekend, thousands of families. I've never seen crowds like that at any book fair in North America; it warmed my heart to see how important books and reading are to the French.


Mon livre préféré de littérature jeunesse :
My favorite children's book will always be "Where the Wild Things Are" by Maurice Sendak. It is a perfect book. Not a word out of place. A great rhythm, great, gripping story with hidden layers for the adults who have to read it out loud. And, of course, amazing illustrations.

Timothée de Fombelle (auteur)

 Un souvenir fort du SLPJ :
Trouver des souvenirs à Montreuil, ce n’est pas difficile. N’en choisir qu’un seul, c’est un cauchemar. Mais en voici un qui remonte avec quelques larmes. C’était en 2009. Pierre Bottero venait de mourir. Nous étions quelques auteurs et autrices rassemblé·es dans le salon pour  lire à haute voix quelques pages tirées des romans de Pierre. Mais le plus important était devant nous, dans le public, parmi les jeunes lecteurs et lectrices recueilli·es. Ils et elles semblaient murmurer très bas en même temps que nous. Mais en regardant bien, en tendant l'oreille, j’ai compris qu’ils et elles disaient les textes qu’on lisait, les récitaient par coeur avant même qu’on les prononce. Je me souviens que ce jour là, j’ai compris une fois pour toutes que la littérature jeunesse était une affaire jubilatoire (le mot préféré de Pierre Bottero) mais aussi une chose très sérieuse.


Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Mon livre préféré est un album. Il s’appelle Le Merveilleux Chef d’oeuvre de Séraphin, de Philippe Fix. Il ne m’a jamais quitté depuis mes trois ans, il a fabriqué mon imaginaire. C’est l’histoire d’un poinçonneur du métro qui est aussi un bricoleur génial. Son aventure au côté de son ami Plume rassemble tout ce que j’aime :  la précision, l’imagination et la poésie.

Clémentine (blogueuse, Les Mondes de Clèm)

 Un souvenir fort du SLPJ :
Je pense que je me rappellerai toujours de mon premier SLPJ en 2012, au moment où j'étais avec ma maman, à côté de l'entrée du salon et que vous êtes rentrés avec votre maman à vous. Dans ma tête c'était : « C'est eux. C'est euuuuuux. Mais mais mais je vais jamais oser aller leur parler... C'est facile de parler par messages sur Facebook, mais en vrai c'est bien plus compliqué… » Et finalement, tout s'est vraiment super bien passé et c'était trop chouette ! Parce que vous êtes beaucoup trop géniaux. 


Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Il ne peut pas en être autrement, Harry Potter est mon livre préféré de l'univers tout entier. Parce qu'il y a tellement de souvenirs qui y sont associés, que depuis toutes ces années Poudlard est devenu ma maison et que c'est mon livre doudou.

Mathilde (blogueuse, Ma Malle aux Livres)

 Un souvenir fort du SLPJ :
Un très fort souvenir à SLPJ, c’est sans hésiter mon premier Montreuil, en 2014. Rencontrer tous ces auteurs et autrices qui avaient bercé mon enfance, être entourée de livres, mettre pour la première fois des visages sur les pseudos des blogueurs et blogueuses… Pour vous les jumeaux, je me souviens que j’étais très impatiente de vous rencontrer, mais que qu’une chose m’angoissait : ne pas réussir à savoir qui était qui… Et ma crainte s’est confirmée ! C’était vraiment une journée très intense en émotions, un baptême de SLPJ qui a donné à cette édition une saveur toute particulière que je garde encore en mémoire !


Mon livre préféré de littérature jeunesse :
En littérature jeunesse c'est bien sûr Songe à la douceur. Je suis tout simplement tombée amoureuse de ce roman. Il n'y a pas d'autre mot. Ce livre, c'est l'enfance qui parle à l'adulte, c'est le classique qui parle au contemporain, c'est l'amour qui parle à l'absence. Brûlant de sincérité, d'une authenticité profonde, on ne peut qu'épouser cet horizon poétique hors du commun que Clémentine Beauvais nous propose.

Nine Gorman (booktubeuse et autrice)

 Un souvenir fort du SLPJ :
Montreuil pour moi c'est la naissance de la plus belle des amitiés, c'est le salon qui a réuni les booktubiatches.
Quoi de plus beau qu’un lieu comme le SLPJ pour laisser éclore une amitié née sous le signe d’une passion commune ? Montreuil c’est le point de départ des booktubiatches, ces nanas qui ont bouleversé mon quotidien.

Mon livre préféré de littérature jeunesse : Forbidden.

Emilie Bulledop (booktubeuse, chroniqueuse et autrice)

 Un souvenir fort du SLPJ :
Le SLPJ c'est pour moi le ciment entre les booktubiatches, le salon qui nous a réunies et soudées, celui qui est un peu à la base de tout ça. Le salon des rencontres et du partage entre les booktubeur·ses / blogueur·ses et les auteur·trices. C'est au SLPJ que j'ai rencontré la plupart des membres de notre communauté et un bon paquet de p'tits Dops. Bref, le salon du partage et de l'amour du livre ! 


Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Mon livre préféré en littérature jeunesse je pense que je n'ai plus vraiment besoin de le présenter, si ? C'est ce livre qui a des airs d'hiver, de dureté et de froideur et qui pourtant m'anime à chaque fois d'un feu incontrôlable !  Les fiancés de l'hiver c'est mon cocon de bonheur mais aussi de partage. Parce que c'est le livre qui me rend insupportable et radotante mais aussi parce que je pense que maintenant ma communauté sait qu'elle ne peut me faire plus plaisir qu'en me donnant à son tour son avis dessus.  Bref un véritable bonheur mis en page et animé par l'amour de tous ses lecteurs qui me fait chaud au cœur.

Cassandra LBB (booktubeuse et blogueuse)
Un souvenir fort du SLPJ :
« Des livres on n’en retient pas toujours l’histoire, seules les impressions subsistent » c’est plus ou moinsce que disait Timothée de Fombelle il y a deux ans lors de la remise du prix de La Voix de Blogueurs. Et alors que l’illustre Monsieur balançait cette magnifique réflexion OKLM, je ne pouvais faire autrement que d’acquiescer vigoureusement. En vérité, dans la lecture comme dans la réalité, on ne souvient pas toujours du « pourquoi », mais on se rappelle toujours du  « comment ». Comment on se sentait la première fois qu’on a lu Tobie Lolness, comment on se sentait la première fois qu’on a lu un Harry Potter, la première fois qu’on a cassé le dos d’un livre, perdu la page où on s’était arrêté ou encore la première fois qu’on a fait une nuit blanche à cause d’un bon bouquin … Dans tous ces cas, la première impression est toujours la plus marquante de toutes.
Alors mon meilleur souvenir au SLPJ, reste la toute première fois que j’ai mis les pieds dans l’Espace Paris Est Montreuil. C’était un étrange mélange de plein de choses contradictoires, de l’angoisse de se retrouver perdue, toute seule au milieu d’une si grande foule, et de l’euphorie de se retrouver enfin quelque part à sa place. Un souvenir magnifique !
« Certains moments sont si parfaits qu’ils n’attendent pas de disparaître pour se faire regretter »
Alain Gagnol – Power Club.

Glenn (directeur de la collection R et de La Bête noire)

 Un souvenir fort du SLPJ :
Le tout premier salon de la Collection R en 2012. C'est comme si c'était hier... Nous avions un petit stand de bric et de broc dans un coin du salon, collé à une sortie de secours. Toute l'équipe s'était mise en quatre pour l'installer, coller aux panneaux des couvertures A4 de nos livres avec de la patafix, installer tant bien que mal les stocks de livres sous les draps qui recouvraient trois tables étroites. Je ne faisais vraiment pas le fier, j'avais peur d'un fiasco. Ce fut tout le contraire... Je me souviens même être allé prendre l'air plusieurs fois pour chasser des larmes de joie. Je garderai longtemps en mémoire les visages de certain·es lecteur·trices., Tom et Nathan par exemple pour ne pas les citer... Leur enthousiasme et leur foi en notre collection naissante ne m'ont plus jamais quitté.

Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Il y en a tellement... Mais le petit garcon que j'ai été (et suis toujours) dirait : toute la série de Moumine le troll, de Tove Jansson.

Armelle (amie de toujours et étudiante)

 Un souvenir fort du SLPJ :
Mon souvenir le plus fort de Montreuil fut l'année dernière. J'étais venue voir mes deux amis de toujours Tom et Nathan faire une conférence pour remettre le prix La Voix des Blogueurs.
C'était cette époque où les attentats hantaient tout et tout le monde, notamment ma tête. (Attentats hantaient ta tête, attentat en tête à tête).
Je me souviens de discours emplis d'amour.  Et puis, un grand bruit d'un coup. Et comme quand on explose une bulle de bruit, tout le monde s'est tu, pendant moins d'une seconde. Puis tout le monde s'est remis à parler, de manière tout à fait normale.
Les jambes toutes tremblantes, j'ai continué à écouter Anne-Laure Bondoux et Timothée de Fombelle. Et une  phrase, m'a beaucoup beaucoup marqué. Anne-Laure Bondoux, parlait de son livre Les larmes de l’assassin, dans lequel    il est question du pardon d'un assassin. Elle nous a alors dit que, suite aux attentats, « elle ne serait pas capable d'écrire un livre comme ça aujourd'hui ». Comme si elle avait perdu la foi en l'humanité. Et ça m'a rendue très triste.
Mais pourtant, il y avait tellement d'amour. Je voyais mes amis qui étaient si heureux. Comme des poissons dans l'eau. Tout passionnés qu'ils sont et qu'ils seront toujours.
Bouah.
C'était tout un cocktail de joie, de peur et de tristesse.

Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Mon auteur jeunesse préféré est Pierre Bottero. Car sa poésie m'a fait grandir. Et je ne serais pas aussi moi, si je ne l'avais pas croisé sur mon chemin de lecture.

Léti (lectrice et créatrice de l'émission radio La Bouquinerie jeunesse)
Un souvenir fort du SLPJ :
2017 sera mon 9e SLPJ. Ma vie change d’une édition à l’autre, mais c’est la variable fixe de l’année. C’est très difficile de choisir un seul souvenir, tant chaque édition est unique et les émotions fortes. Alors, en vrac : l’hommage à Pierre Bottero en 2009, les autocollants papillons distribués dans les allées en 2010, la lecture de ma nouvelle sur la scène en 2011, la surprise pour Pauline Alphen en 2012, la soirée théâtre post-Montreuil avec Timothée et Pauline en 2013, les retrouvailles avec mes ami·es en 2014, la rencontre impromptue avec Manon Fargetton autour d’un sandwich en 2015 et la soirée avec Erik l’an dernier.
Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Pour le livre jeunesse, je choisis Le pacte des marchombres, L’Envol, de Pierre Bottero. Parce que sans ce livre, je n’aurais sans doute vécu aucun de ces Montreuil. C’est un roman lumineux, parfait pour grandir et qui donne envie d’apprendre.

Audrey (booktubeuse intersidérale)
Un souvenir fort du SLPJ :
Un souvenir amusant, maintenant que j’y pense, c’est la première fois que je vous ai vus dans le salon, impossible de ne pas vous reconnaître, vous étiez une parfaite illusion : la même personne, en deux exemplaires 😋 difficile pour une fille comme moi qui ne vous connaissait que peu de vous différencier ! Alors que maintenant, presque 5 ans après, je pourrais toujours savoir qui est qui, parce que maintenant, on est amis ❤️


Mon livre de littérature jeunesse préféré :
Le ciel est partout de Jandy Nelson, parce que la littérature jeunesse peut allier littérature et poésie, deuil et beaux moment de vie. Ce livre m’a fait sourire autant qu’il m’a fait pleurer et il a su mettre des mots sur la mort et le deuil que je n’aurais jamais trouvés sans les lire dans cette merveilleuse histoire.

Cat Clarke (autrice)
Un souvenir fort du SLPJ :
My lasting memory of the Salon is the very first night I was there, back in 2013. I received such a warm welcome from my French readers. That night I watched Tom and Nathan perform brilliantly in a book review battle, and since then, French readers have been my favourite! Their knowledge and enthusiasm is unsurpassed.

Mon livre de littérature jeunesse préféré :
My favourite children's book is 'I Capture the Castle' by Dodie Smith. It's perfect in every way. 

Flore Vesco (autrice)
Je suis très partiale dès qu’il s’agit d’évoquer le SLPJ de Montreuil. Il reste pour moi un lieu magique. Une fois passé le portique, c’est comme si on entrait dans Narnia. On plonge dans un microclimat fort dépaysant (moiteur tropicale au cœur de l’hiver). On découvre une faune exotique, qui vous arrive à hauteur de hanche, dont certains spécimens sont parés de coiffes en carton. On peut observer d’étonnants rituels (vers midi, par exemple, impossible de prendre les escaliers sans écraser les enfants assis sur les marches, en train de manger leur sandwich). 
    Je suis montreuilloise et nous avons grandi ensemble, le salon et moi. Nous avons presque le même âge (je suis plus vieille que lui d’à peine trois ans) (hé, ho, ça va, hein, je suis pas si vieille que ça non plus...).
    Quand j’étais petite, et que lui-même ne s’étendait encore que sur un seul étage (à l’époque il s’installait sur la place de la mairie), j’y allais avec mes parents. J’y avais rencontré mon idole, Pef, l’auteur d’Au fou les pompiers et du Prince de Motordu. J’ai aussi le souvenir magique d’un illustrateur qui avait une machine à faire des dédicaces (je suis désolée, je suis incapable de donner le nom de l’illustrateur en question, ni le titre de l’album qu’il m’a dédicacé... c’est flou comme un souvenir d’enfant, mais en même temps ça m’a beaucoup marquée. Il y avait une catapulte qui faisait tomber un avion en papier au hasard sur la page - et alors l’illustrateur collait le petit avion - et puis un tuyau soufflait un jet de poudre colorée tout aussi aléatoire, qui venait compléter la dédicace). 
    Quand j’ai été un peu plus grande, j’y suis allée avec ma classe, et je me souviens avoir souvent lu les romans lauréats du prix Tam-Tam. Une fois ado, j’ai bataillé pour avoir l’indépendance et la liberté suprême : le droit de faire la nocturne (oui, j’ai eu une jeunesse folle et Rock’n Roll). Adulte, jeune professeur de français, j’y ai lâché mes hordes d’élèves (en priant pour tous les retrouver avant l’heure de fermeture). Et quand j’ai viré de bord, et que je suis devenue auteur jeunesse, je suis fièrement retournée au salon côté coulisse. C’était en 2015, et mon premier roman s’est retrouvé dans la sélection des pépites (j’ai failli m’évanouir, quand je l’ai su). La seconde année, il a reçu le prix de la Voix des blogueurs (je me suis réellement évanouie, ou presque). Entre les deux, j’ai fait mille rencontres, mais ce serait trop long à raconter, je ne vais pas vous écrire un roman... Bref, en un mot, Montreuil, c’est toujours chouette. Et le pire, c’est que ça recommence chaque année.

 
Tom (frère jumeau de la galaxie de l'amour ♥)

 Un souvenir fort du SLPJ :
Comme tous l’ont dit avant moi, il y a beaucoup de souvenirs au SLPJ. J’en ai donc choisi un qu’on évoque en vidéo sans vraiment en raconter la teneur.
C’était en 2012, le salon fêtait l’aventure et tout le monde rêvait, un peu, de voyages.

Ce qu’on a raconté :
Des voyages, il y en a eu cette année-là, puisqu’un certain nombre de fans réunis virtuellement sur le forum consacré à l’univers de Timothée de Fombelle sont venu·es des 4 coins de France (et même de La Réunion !) pour le rencontrer. À l’occasion, nous avions organisé avec lui (pour la première fois) une petite rencontre privée près de l’exposition, au sous-sol, durant laquelle nous lui avons offert un cadeau composé de plusieurs objets rappelant ses romans (dont le mouchoir de Vango, brodé avec talent par Iris).

Ce qu’on a peu ou pas raconté :
Il y a eu beaucoup d’aventures intérieures qui ont débuté ce week-end là, entre regards et rires échangés. Notamment, et en premier lieu, la certitude, pour moi, qu’on peut trouver l’amour partout, même sur les salons du livre.
Mais durant le week-end, la rencontre et lecture de Vango qui a suivi, Iris, Lucille, Nathan et moi, qui étions déjà ami·es, avons aussi fait la connaissance d’Amélie et Jolène. Et je crois que c’est au moment précis de cette lecture qu’a fini de se tisser ce lien qui nous anime encore aujourd’hui. Sans le savoir, alors que Timothée de Fombelle plaçait dans son extrait le mot poussin, clin d’oeil discret à notre rencontre qui deviendrait le surnom de notre bande de six, ont germé un ensemble de voyages insoupçonnés, des voyages qui signeraient bientôt le début d’une aventure comme on en vit rarement dans une vie. Une amitié, aussi intense qu’une aventure romanesque. Une amitié qui a gravi un sommet, comme un défi, quand nous sommes partis sillonner les Îles Éoliennes en 2016, sur les traces de notre héros Vango.
Preuve évidente que le SLPJ, dans tout ce qu’il a de plus simple, brut et intense, fait rencontrer les livres et la vie.
Mon livre préféré de littérature jeunesse :
Oui, Ipiu a raison, comme Clémentine et tous les autres : IM-POS-SIBLE de choisir un seul livre. C’est bien trop difficile. Heureusement, nous sommes un certain nombre à écrire ces souvenirs et je peux me permettre d’omettre tous ceux qui ont déjà été cités : Ellana, Vango, Songe à la douceur, etc. (oui, je triche, et alors ?) Il me suffit de tourner la tête vers mon étagères de livres-trésors pour voir tous ceux que je vais devoir ne pas mentionner. Alors, aujourd’hui, s’il ne devait rester qu’un seul livre de littérature jeunesse, ce serait peut-être L’ombre de chacun, un album écrit et illustré par Mélanie Rutten qui parle de grandir et de résilience. Ce livre, grâce à toute la délicatesse du texte et des illustrations, m’a touché de manière très intime. Et c’est peut-être l’âge auquel je l’ai découvert qui m’a fait ressentir autant de choses à la lecture de ce livre. C’est encore une preuve que la littérature jeunesse et ses albums font des ponts inestimables entre différents âges de la vie.




Retrouvez d'autres témoignages
(dont le mien !)

Charlotte Bousquet et le féminisme

Aujourd'hui, c'est la journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, il y a un grand projet qui a été lancé sur Booktube : le projet Féminibooks. Chaque jour, un Booktubeur publie une vidéo sur un ou des livre(s) qui ont trait au féminisme.
J'ai participé à ce projet le weekend dernier ! Je me suis invité sur la chaîne de Cassandra : Le Bonbon au Cassis pour vous parler d'un roman que nous avons lu en lecture commune et que nous avons tous les deux adoré : Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet, publié dans la collection Électrogène de Gulf Stream.



Pour compléter notre vidéo, nous avons également envoyé quelques questions à Charlotte Bousquet qui a gentiment accepté d'y répondre. Alors les voici !


Les questions de Cassandra / Le Bonbon au Cassis :

Comme on a pu le remarquer, dans Là où tombent les anges, mais également dans d'autres de vos romans, comme Sang-de-lune, le thème du féminisme vous tient particulièrement à cœur. Qu'est-ce qui vous a poussé à vous intéresser au féminisme, à quel moment de vous vie cous êtes-vous considérée comme féministe ?

Je pense que je l’ai toujours été, sans nécessairement l’assumer. Adolescente et jeune adulte, je m’opposais à pas mal de normes sociales, sans toutefois avoir les armes ou le recul nécessaires pour me dire : « je suis féministe », etc. De plus, l’idée d’avoir une étiquette collée sur le dos me terrorisait (je n’aime toujours pas les étiquettes mais j’ai appris à faire avec). Le sexisme ordinaire m’agaçait « tu peux pas, t’es une fille », « les hommes sont plus intelligents/ forts/ capables de… que les femmes », et ce, dans tous les milieux, mais je n’avais pas envie d’approfondir (et puis, le web était quand même beaucoup moins développé…).
Les premiers déclics ont eu lieu avec l’écriture de Noire lagune (Gulf Stream) et du premier tome de L’Archipel des Numinées(Mnémos). Le second a été la rédaction de Précieuses, pas ridicules (Gulf Stream toujours), un documentaire sur le féminisme et les arts. En me rendant compte de la façon dont les femmes étaient purement et simplement effacées de l’histoire, de la création, des sciences, j’ai eu une sorte d’électrochoc. Et voilà…

En matière de féminisme, quels sont vos classiques absolus ? (livres, films, musique, tableaux, etc.)
Je botte en touche, pour cette question. Il y a énormément de références, d’essais, de romans, poèmes, etc. J’en cite quelques-uns, presque au hasard.

Une chambre à soi, de Virginia Woolf, Le guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses, de Catherine Dufour
Cuantos Piquetitos de Frida Kahlo et les portraits de Diane Arbus 
Wadjda, de Haifaa Al Mansour et Iron Jawed Angels de Katja von Garnier
Trio en ré mineur op 11 pour violon, violoncelle & piano de Fanny Mendelssohn et Bad Reputation de Joan Jett


D'après vous, de quelle manière la culture peut-elle permettre à notre société d'évoluer vers l'égalité ?
Question essentielle et complexe… D’abord, je crois que le web est d’une grande aide pour cela dans la mesure où il rend visible ce qui demeurait caché, inavouable, secret, etc. il y a quinze ans. Le féminisme existe via Internet, des personnalités comme Emma Watson avec HeForShe se battent pour un monde égal, des ONG dénoncent les injustices commises dans certains pays au nom du patriarcat, etc. D’un point de vue plus social, les violences envers les femmes sont enfin dénoncées – courts métrages, pétitions, prises de parole, témoignages – montrent la réalité et permettent une prise de conscience. Je crois que ça, c’est un grand pas en avant.
La culture, qu’il s’agisse de littérature, d’arts plastiques, de musique, de cinéma (ou séries), de bande-dessinées, et de photographie est essentielle à l’évolution du monde vers plus d’égalité, dans la mesure où – normalement – elle permet une ouverture et une réflexion sur l’autre, le monde, l’avenir… Une duologie comme La Symphonie des Abysses, de Carina Rozenfeld qui évoque différentes problématiques comme le genre ou le racisme, en est l’illustration parfaite.
Le problème, aujourd’hui, est selon moi politique avant tout : tant que l’éducation et la culture ne seront pas une priorité du gouvernement, on ne pourra pas progresser aussi rapidement qu’on le devrait vers une véritable société égalitaire. Et entre nous, ce n’est pas un hasard si les dictatures ont tout intérêt à étouffer les voix des artistes et museler l’éducation. Cela se fait de manière ouverte dans certains pays, dans d’autres ont fait passer ça avec une bonne dose de télévision et de malhonnêteté médiatique (importance du buzz, du scandale, de l’immédiat, etc.).

Mes questions / Le cahier de lecture de Nathan :

Si vous aviez vécu à l'époque de Là où tombent les anges, quel aurait été votre combat ? Celui de Solange ? Celui de Lili ? Celui des manifestantes ? Celui de Blanche ? ...
Voyons, avec mon Fabien à la guerre, mes chevaux réquisitionnés par l’armée… Une dépression, déjà. Ensuite, je me serais réfugiée chez mes parents et j’aurais écrit… au départ, de longs poèmes et des romans, ensuite j’imagine que je me serais penchée plus sérieusement sur le monde et que je me serais impliquée dans la politique à ma façon… littéraire.

Qu'est-ce qui est venu en premier pour écrire Là où tombent les anges : l'histoire ou le thème du féminisme ?
L’histoire de Solange… Qui au départ était celle de Lili… et aurait dû se passer en Argentine. En réalité, tout s’est construit ensemble : évoquer les femmes pendant la guerre, c’est venu pendant que je lisais de la documentation pour justifier la fuite de mon héroïne à Buenos Aires. Lili s’est effacée progressivement pour laisser place à Solange… et aux autres femmes du récit.

Quels sont les passages qui vous ont semblé le plus difficile à écrire ?
Tous ! Là où tombent les anges, je l’ai écrit à une période où j’avais énormément de doutes quant à ma carrière d’autrice (j’en ai toujours mais je me soigne J). Mes romans ne se « vendaient pas » (ou pas assez), selon certains éditeurs, j’étais trop « intello » (ce qui rejoint d’une certaine façon ma réponse à Cassandra… on vit dans un monde où pour certains, être intello est devenu une insulte).
Ce qu’il fallait, selon eux, c’était un roman avec une écriture blanche, si possible à la première personne pour faciliter l’identification de la lectrice (si, si…) et une intrigue suffisamment prenante pour provoquer un effet page-turner.
Et j’écoutais ces discours, je pensais à mon roman, à sa linéarité, son style, ses références. Et je me disais : « Merde, tu te plantes complètement, tu vas planter Électrogène, tu vas faire un bide… » J’ai failli arrêter aux alentours de 1915, je crois.
J’ai envoyé ce que j’avais déjà rédigé à Paola Grieco avec un SOS bien gratiné du genre : « cestnultenpensesquoijarrêtetoutjarrêtedécriredailleurs »…
Et j’ai reçu une réponse deux jours plus tard, qui m’a remis le pied à l’étrier. Du coup, la seconde partie a été bien plus facile à écrire, parce que plus apaisée.

En espérant que cette interview vous a plu, je vous invite très fortement à lire le roman de Charlotte Bousquet, qui a été un gros coup de coeur pour moi.
Là où tombent les anges, intello ? Peut-être . Page-turner ? Assurément !

Vous pouvez également visionner la version complète de ma participation à la vidéo de Cassandra :



À bientôt !
Portez-vous bien.
Nathan

En ce moment sur YouTube

Je sais, vous attendez la deuxième partie de mon top. Je sais, je prends déjà un peu de retard sur mon nouveau rythme de blog. Je sais, demain on est le premier, donc je serai censé publier mon "C'est le 1er, je balance tout ! #2" et vous comprenez donc que j'aurai du retard. Et en plus de tout ça j'ai déjà d'autres idées d'articles et des trucs à vous raconter.
Mais aujourd'hui, j'aimerais faire le point sur plusieurs choses qui se déroulent sur ma chaîne YouTube en ce moment. Parce que ce sont des choses qui peuvent vous intéresser ou qui sont importantes pour moi.

4 interviews et 3 concours (bientôt 4 !)
L'an dernier, pendant Livre Paris, j'ai tourné 4 interviews avec des auteurs français que j'apprécie tout particulièrement... Avec presque un an de retard j'ai décidé (enfin ! me direz-vous...) de les publier. Désolé pour le retard et un grand merci à ces quatre talentueux auteurs.
> Eric Senabre : https://youtu.be/Rmo_7PSp91g
> Cindy Van Wilder - Auteur : https://youtu.be/kdBCamgynLE
> Flore Vesco : https://youtu.be/m2gq4aHZgm8
> Victor Dixen : https://youtu.be/hkxCxLTk_2s

Et en plus, trois d'entre eux m'ont dédicacé leur dernier roman, qui sont à gagner sur YouTube !
En suivant ce lien Facebook, vous pourrez même gagner une chance supplémentaire ! (Cliquez sur l'image)
https://www.facebook.com/LecahierdelecturedeNathan/photos/a.328923750452025.87783.271346672876400/1438419866169069/?type=3&theater

La littérature jeunesse en un mot
Récemment, j'ai cherché une idée pour :
- développer et dynamiser la chaîne
- affirmer son identité
- défendre mieux la littérature jeunesse.

J'en ai trouvé une qui réunissait assez naturellement le tout :
- demander à une illustratrice jeunesse (Fleur Oury, auteure du superbe Premier matin) de redessiner l'identité graphique de ma chaîne
- créer un format de vidéos court, dynamique, travaillé
- utiliser ce format pour parler de littérature jeunesse
- présenter en quelques minutes un livre jeunesse en un mot.

Voilà le résultat, qui, j'espère, vous plaira :


À très bientôt tout le monde !
Portez-vous bien.